Un autre texte, cette fois je me mets dans la peau d'Orson (record of lodoss war) qui est un berserker. Pour ceux qui se demande quel mot incompréhensible je viens d'écrire, je parle d'un guerrier de la furie, quelqu'un qui est totalement possédé par sa colère dans certaines circonstances/combats (désolé si c'est un peu sanglant).
Je n'entendais plus les cris de ma soeur...Les gobelins s'effaçaient lentement de ma vision qui se troublait de plus en plus...Une lumière trop vive m'aveugla lorsque je repris conscience brusquement et je me fis ombre d'une main sans me mouvoir davantage. J'étais épuisé. Chaque muscle de mon grand corps s'avérait meurtris, jeté dans une torpeur douloureuse à l'extrême. Mais ce n'étais pas ce qui m'empêchait de me relever. Ma main était souillée de sang qui n'était pas le mien tout comme le reste de mon être et je n'en ressentais aucune angoisse, comme si ceux dont j'avais causé l'abrupte fin ne m'importaient pas. Car ils étaient nombreux les pauvres hères. Leur sang et leur chair maculait la lande et abreuvaient la terre stérile et grise. Je n'aurais pu dire si à l'instant je m'inquiétais, mais un étrange phénomène remuait mes entrailles. Le silence. Voilà ce qui me rendait inapte à tout mouvement. D'une voix calme et monotone, à laquelle j'étais plus qu'habitué, je pris parole, adressant ma requête à la plaine désertique.
-...Shiris...?
Rien. Seulement l'écho de mon intonation. Soudainement, des pas rapides se firent entendre jusqu'à ce que deux grandes bottes d'un rouge vif s'arrête près de mon corps inerte et j'osais élever mon regard sur leur détentrice qui me gratifia d'une expression harassée.
-Mais qu'est-ce que tu fais étendu là Orson! Redresse-toi donc!
Je m'exécutais sans mot dire et une fois sur mes pieds je scrutais le bras blanc de ma rousse amie qui portait un bandage imbibé de sang. Elle vit l'interrogation qui planait dans mon regard et roula ses pupilles violettes tout en soupirant.
-Mais non, ce n'est pas toi qui m'as blessé!
-...Heh...
D'un geste magistral elle tourna sur elle même pour me dévoiler mon oeuvre sanglante. Les corps démembrés jonchaient le sol teint d'un rouge noircit et je repris posséssion de mon épée souillée qui se trouvait à mes côtés. Shiris me sourit d'une fort lumineuse façon, qui m'aurais sans doute charmé si le vide qui m'emplissait n'était pas aussi profond. Sa voix claire et énergique tinta à mes oreille.
-Tu te rends compte?! Tout les bandits d'un seul coup! En plus d'être payé une jolie somme je leur ai fait les poches! Regarde!
Elle me montra une bourse remplit à ras bord de bijoux et de pièces dorées que je me contentais de regarder. Les poings sur les hanches, ses sourcils froncés en une expression colériques, elle me sermonna.
-Un peu d'expression de joie, serait-ce trop te demander?!
J'esseyais un sourire, mais décidément ma démonstration devait manquer de sincérité car ma compagne me tourna le dos en gromelant.
-On retourne au village! Si au moins tu pouvais parler d'avantage...autant voyager avec un muet!
Il y avait bon nombre de chose que je me devais de lui avouer, mais en ce moment, mes idées semblaient troubles, incertaines. Je lui offrais du regard, qu'elle n'aperçu jamais, tout l'amour qui ne pouvait sortir de mes lèvres et je la suivis, heureux je crois, qu'elle soit toujours en vie, que le bras meutrier de la furie que j'étais ne l'ait pas occis dans ma transe guerrière comme ces bandis.